jeudi, septembre 13, 2007

Maroc: produits bancaires "islamiques" commercialisés en octobre prochain

RABAT - Des produits bancaires "islamiques" vont être commercialisées au Maroc en octobre, a déclaré jeudi à l'AFP un responsable de la Banque centrale marocaine à Rabat.

"La commercialisation devrait raisonnablement commencer au début octobre", a indiqué Hamid Ouahib, un responsable de Bank Al-Maghrib, la Banque centrale marocaine.

Ces produits qui contournent le riba (crédit avec taux d'intérêt), interdit par l'islam, devaient être mis sur le marché en juillet.

Les banques proposeront ainsi Ijara (location, bail), Moucharaka (participation) et Mourabaha (gain partagé). M. Ouahib a souligné que "ces produits ne sont pas gratuits", assurant que "les gens ont tendance à croire le contraire".

A titre d'exemple, pour la Moucharaka, l'entrepreneur ne contractera pas un crédit auprès d'une banque, mais celle-ci prendra participation dans son capital, a-t-il expliqué.

Pour la Mourabaha, plutôt que d'accorder un prêt avec intérêt à l'entrepreneur, la banque achètera les produits dont il a besoin, les lui livrera, et gagnera un bénéfice sur toute l'opération, a-t-il ajouté.

Le quotidien islamiste Attajdid avait déploré que "les Marocains entament le mois de ramadan sans ses ces produits".

Ce journal avait fait état de pressions politiques visant à reporter leur commercialisation après les élections du 7 septembre, pour que les islamistes du Parti Justice et Développement (PJD, islamiste) ne s'arrogent pas la paternité de cette initiative durant la campagne.

"Le retard pris n'a rien de politique. C'est purement technique, et la Banque centrale est indépendante", a affirmé M. Ouahib.

Il a fallu définir un cadre général pour ces produits, nouveaux pour les banques marocaines, et déterminer avec la Direction des impôts le mode de taxation, a-t-il ajouté.

Sept banques islamiques ont demandé jusqu'ici à s'installer au Maroc, mais aucune de ces demandes n'a été satisfaite, avait indiqué en mars dernier le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri. "Nous sommes plutôt pour l'ouverture de fenêtres (pour les banques existantes), et non pas pour accorder des autorisations", avait-il alors souligné.

Depuis une trentaine d'années, le nombre d'institutions financières islamiques dans le monde a atteint plus de 300, réparties sur plus de 75 pays. Le total de leurs actifs dépasse 300 milliards de dollars, et augmente en moyenne de 15% par an.


Par AFP
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mercredi, septembre 12, 2007

Formation du gouvernement : SM le Roi lance les consultations pour la nomination d’un Premier ministre

SM le Roi Mohammed VI a décidé d'accorder des audiences aux dirigeants des différents partis politiques dans le cadre des consultations pour la constitution d’un nouveau gouvernement et la nomination d’un Premier ministre.

Les dirigeants des partis politiques seront reçus en audience par SM le Roi dans le cadre des consultations postélectorales et dans la perspective de la nomination d’un Premier ministre et la formation d’un nouveau gouvernement. C’est ce qui a été annoncé dans un communiqué du Cabinet Royal, rendu public, lundi après-midi.

«À la lumière des résultats définitifs de l'élection de la nouvelle Chambre des représentants, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a décidé d'accorder, dans les jours qui suivent, des Audiences Royales aux dirigeants des partis politiques», a annoncé le communiqué avant de préciser que ces audiences entrent dans le cadre «de la désignation par Sa Majesté le Roi du Premier ministre qui proposera à la haute décision Royale, les membres du prochain gouvernement, qui sera nommé conformément aux dispositions de l'article 24 de la Constitution du Royaume».
Rappelons que cet article accorde au Souverain la prérogative de la nomination du chef et des membres du gouvernement. «Le Roi nomme le Premier ministre. Sur proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement, Il peut mettre fin à leurs fonctions. Il met fin aux fonctions du Gouvernement, soit à Son initiative, soit du fait de la démission du Gouvernement», selon la Constitution. Toutefois, le communiqué n’a pas précisé si tous les partis politiques seront reçus en audience ou si la décision royale concerne uniquement les partis ayant obtenu un nombre de sièges lui permettant d’aspirer à jouer un rôle de premier plan dans la formation d’une coalition gouvernementale.
Il est à signaler que sept partis politiques ont obtenu, lors du scrutin du 7 septembre, un nombre de sièges qui leur permet d’aspirer à faire partie de la majorité mais dans le cadre d’une coalition élargie étant donné qu’aucune formation n’a obtenu la majorité absolue. Ces sept partis politiques sont l’Istiqlal (52 sièges) ; le Parti de la justice et du développement (46 sièges), le Mouvement populaire (41 sièges), le Rassemblement national des indépendants (39 sièges), l’Union socialiste des forces populaires (38 sièges), l’Union constitutionnelle (27 sièges) et le Parti du progrès et du socialisme (17 sièges).
Parmi ces formations, cinq font partie de la majorité sortante à savoir les trois composantes de la Koutla (PI-USFP-PPS) ainsi que le MP et le RNI. Les deux autres partis, le PJD et l’UC, étaient dans l’opposition. La formation islamiste qui a obtenu plus de sièges qu’en 2002 espérait arriver en tête pour s’imposer en tant qu’aspirant légitime à diriger ou à faire partie de la prochaine coalition gouvernementale. Mais le score obtenu ne leur a pas permis de s’imposer. Toutefois, ils espèrent encore être appelés à intégrer le prochain gouvernement. Pour la majorité sortante, il est clair que ses dirigeants espèrent que leur coalition soit reconduite avec les mêmes composantes estimant que le résultat obtenu par les partis qui la forment signifie un renouvellement de la confiance de la part des électeurs. En tout cas, les audiences royales que SM le Roi a décidé d’accorder aux dirigeants des partis politiques reflètent la volonté du Souverain d’installer dans les mœurs démocratiques marocaines une nouvelle tradition. L’institution royale a toujours maintenu des canaux de consultation avec les partis politiques et institutionnaliser la tenue de ces concertations au lendemain des élections et une nouvelle preuve de la volonté royale de renforcer le rôle des partis politiques.


Par Omar DAHBI
Source : ALM

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lundi, septembre 10, 2007

iPhone: assailli de plaintes, Jobs offre aux clients un avoir de 100 dollars

Le PDG d'Apple, Steve Jobs, après avoir décidé mercredi de baisser de 200 dollars le prix de son iPhone, a annoncé jeudi que devant les réclamations de clients qui avait acheté l'iPhone à l'ancien prix, il leur offrirait un bon d'achat de 100 dollars dans les boutiques Apple.

L'iPhone, un téléphone-baladeur qui surfe sur internet, avait été lancé fin juin en deux versions, à 499 dollars (pour 4 GB de mémoire) et 599 dollars (8 GB), au milieu d'un énorme battage médiatique.

Mercredi, deux mois après le lancement, Apple a abaissé le prix de son iPhone à 8 GB à 399 dollars, et décidé d'abandonner l'autre modèle.

M. Jobs explique jeudi sur le site d'Apple qu'il a reçu "des centaines d'e-mails de réclamations" de la part de clients mécontents d'avoir payé l'appareil au prix fort, et s'est excusé de les avoir "déçus".

Il défend sa décision de baisser le prix, qui vise à "attirer le plus de nouveaux clients possible", et souligne que "c'est la vie dans le monde technologique" où les prix sont souvent abaissés par paliers.

Mais il ajoute que "nous devons mieux nous occuper de nos premiers clients, même si nous en recherchons agressivement de nouveaux en baissant le prix. Ils nous ont fait confiance, nous devons répondre à leur confiance", déclare-t-il.

"Nous avons donc décidé d'offrir à tous les acquéreurs de l'iPhone jusqu'ici, qu'ils l'aient acheté chez ATT ou Apple (...) un crédit de 100 dollars pour acheter n'importe quel produit dans les magasins Apple ou sur le site Apple", dit-il.

Le groupe précise que les détails seront publiés la semaine prochaine sur son site. "Nous nous excusons pour avoir déçu certains d'entre vous, et nous faisons de notre mieux pour répondre à vos attentes concernant Apple", ajoute M. Jobs.

L'iPhone, applaudi pour son design, avait été critiqué par les experts comme trop cher par rapport à ses concurrents. Apple, qui s'est fixé un objectif de 10 millions d'appareils vendus d'ici 2008, n'a toujours pas livré de chiffres sur les ventes, réaffirmant seulement être "sur la voir de vendre son millinonième iPhone d'ici fin septembre".

La décision surprise mercredi de baisser le prix d'un tiers avait fait chuter le titre Apple de plus de 5%, les analystes craignant que ce soit un signe que les ventes ne répondent pas aux espérances du groupe.

Jeudi, après l'annonce publique de M. Jobs, l'action a encore perdu 1,26%, terminant à 135,01 dollars. L'iPhone, qui doit sortir en Europe cet automne, reste aussi handicapé aux Etats-Unis par son accord d'exlusivité avec l'opérateur téléphonique ATT, qui oblige les acquéreurs à souscrire un forfait ATT de 2 ans.

Plusieurs "hackers" ont annoncé ces derniers jours avoir trouvé un système pour déverrouiller l'iPhone et le faire fonctionner avec tous les opérateurs GSM.

(Vivement Derb Ghalef d'ici peu :-D)



Par AFP
Source : Menara.ma

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jeudi, septembre 06, 2007

Luciano Pavarotti est mort

Le célèbre ténor italien Luciano Pavarotti, 71 ans, opéré en juillet 2006 d'un cancer du pancréas et hospitalisé début août, est décédé, a annoncé jeudi matin l'agence Ansa. Pavarotti avait été opéré en juillet 2006 d'un cancer du pancréas et était hospitalisé depuis début août

Son état de santé s'était brusquement aggravé mercredi. "L'état de Luciano Pavarotti s'est aggravé", a indiqué dans un premier temps la chaîne la chaîne d'information en continu Sky TG 24 dans un bandeau, sans autre précision ni source. Plus tard dans la soirée, la chaîne a cité l'agence de presse italienne AGI qui affirme que l'état de santé du ténor est "gravissime".

Luciano Pavarotti a été hospitalisé le 8 août à Modène pour un "état fièvreux" et il en est sorti le 25 août seulement pour poursuivre sa convalescence à la maison. Une opération du dos, début 2006, puis son intervention au pancréas quelques mois plus tard, avaient contraint le ténor à abandonner une grande tournée d'adieux de 40 concerts dans le monde entier, qu'il avait entamée en mai 2004. Depuis, le grand ténor n'est plus apparu en public.

Peu de temps après la dernière intervention, Pavarotti avait exprimé dans la presse le souhait de reprendre, début 2007, sa tournée d'adieu, mais n'avait pas réussi à concrétiser ce voeu.Au début de l'été, au cours d'une cérémonie musicale en l'honneur du ténor sur l'île d'Ischia près de Naples (sud), son épouse avait assuré que son mari se sentait bien et préparait un disque. "On ne peut jamais rien dire avec cette maladie, mais je pense que Luciano s'en sortira, il va bien. Il achève le cinquième cycle de chimiothérapie, il n'a pas perdu un cheveu et surtout il n'a pas maigri", avait-elle déclaré.Ce jour-là, le 10 juillet, l'artiste avait téléphoné dans la soirée aux organisateurs de la cérémonie et après avoir parlé avec les personnalités présentes, il avait conclu avec un "Au revoir à tous, je suis en train de préparer un autre disque Pavarotti & Friends".

Mercredi dans la matinée, Luciano Pavarotti avait exprimé, dans un communiqué cité par l'agence Ansa, son "émotion" à la suite de l'instauration d'un prix de l'"excellence culturelle" en Italie qu'il a été le premier à recevoir. "Je m'incline, plein d'émotion et de gratitude, devant le prix qui vient de m'être attribué, car il me donne l'opportunité de continuer à célébrer la magie d'une vie passée au service de l'art", dit-il.


Par AFP
Source : Yahoo! Actualités

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samedi, septembre 01, 2007

Les Marocains ont grillé 7,2 milliards de cigarettes les six derniers mois

Au premier semestre 2007, les Marocains ont grillé 7,2 milliards de cigarettes, en hausse de 2,8 %. Altadis note une excellente performance au Maroc où tous les indicateurs affichent une forte tendance à la hausse.

Durant les premiers six mois de cette année, les Marocains ont grillé 5,9 milliards de cigarettes blondes et 1,3 milliard de cigarettes brunes.
Les 7,2 milliards de cigarettes parties en fumée ont marqué une hausse de 2,8 % en comparaison avec le premier semestre 2006.

Pour Altadis, le Maroc arrive en troisième place sur le hit-parade des gros pays consommateurs de cigarettes avec 111 millions d’euros au premier semestre 2007, soit une hausse de 21 % par rapport à la même période de l’année précédente. Certes, les Marocains ont fumé moins que les Espagnols avec 14,2 milliards de cigarettes et les Français avec 8,2 milliards de cigarettes, mais beaucoup plus que les Allemands avec 2,7 milliards de cigarettes et à peu près la même quantité que l’ensemble des pays du Moyen-Orient avec 7,5 milliards de cigarettes.

Chez Altadis, on parle d’une «excellente performance au Maroc où tous les indicateurs affichent une forte tendance à la hausse». Sur l’ensemble des marchés de ce groupe de tabac franco-espagnol, le bénéfice net semestriel d’Altadis a grimpé de 27,2% pour atteindre 246,9 millions d'euros. Le chiffre d'affaires économique a augmenté de 0,2 % à 1,94 milliard d'euros. Le groupe explique ces «bons résultats» par de «solides performances réalisées par l'activité cigarettes en Espagne, au Maroc et au Moyen-Orient, à la bonne tenue des ventes de cigares cubains et au dynamisme de la distribution du tabac en Espagne».

Au premier semestre, les ventes de cigarettes ont progressé de 7,7%, pour atteindre 881 millions d'euros, selon un communiqué du groupe détaillant ses résultats financiers.

«L'Espagne, le Maroc et le Moyen-Orient ont fortement contribué à la croissance des ventes de cette branche», selon Altadis. En passe d'être racheté par le Britannique Imperial Tobacco, ce tabatier précise qu’Altadis Maroc bénéficie de la prolongation du monopole de distribution et d’importation jusqu’au 1er janvier 2011.

Le numéro un de cigarettes au Maroc veut renforcer sa position au Maroc et étendre sa présence en nouant des alliances. Côté perspectives sur la scène internationale, Altadis dit tabler sur «une solide performance organique pour le second semestre, même si les prévisions de l'exercice seront ajustées pour prendre en compte la faiblesse persistante du dollar». Ce groupe table aussi sur une politique de réduction des coûts de 215 millions d’euros entre 2006 et 2008. Et ce dans le cadre de la réalisation de ses deux objectifs pour les années à venir.

Il s’agit d’arriver à une meilleure visibilité pour faciliter le développement et la diversification de la distribution et du renforcement de la structure financière du groupe et de sa capacité à mettre en œuvre sa politique financière.


Par : Atika Haimoud
Source : ALM

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