mardi, mars 30, 2010

La fiabilité des CD, DVD et disques durs remise en cause

Des scientifiques français tirent la sonnette d’alarme : la durée de vie des supports de stockage ne dépasse pas cinq à dix ans en moyenne. Si rien n’est fait, la sauvegarde de nos données est menacée.

Les données que nous voulons garder vont-elles s'effacer ? Le risque existe bel et bien, si l'on en croit le rapport « Longévité de l'information numérique », publié ce lundi 29 mars 2010 et réalisé conjointement par l'Académie des sciences et l'Académie des technologies (1). Le problème n'est pas nouveau, mais c'est la première fois que des scientifiques alertent officiellement le grand public, les institutions et les entreprises sur cette menace.

« Les fabricants ont voulu nous faire croire que leurs supports de stockage conserveraient nos données une éternité. Ce n'est pas le cas », insiste Franck Laloë, coauteur du rapport et directeur de recherche au CNRS.

Les études menées notamment par le Laboratoire national d'essais dans le cadre de ce rapport montrent que la durée de vie des CD-R et des DVD-R (disques à gravure unique, les disques -RW étant réinscriptibles [correctif le 30/03/2010, NDLR]) ne dépasse pas quinze à vingt ans dans le meilleur des cas, et que les plus mauvais d'entre eux se dégradent au bout d'un an seulement.

Les disques durs du commerce ne vaudraient guère mieux. En moyenne, une panne intervient dans les trois à cinq ans, souvent en raison de crashs mécaniques. Et les affaires ne s'arrangent pas avec l'évolution des techniques. « Plus la densité d'informations augmente sur ces supports, plus ils sont fragiles » avertit Franck Laloë. Bref, les Blu-ray inscriptibles résisteraient moins bien au temps que les DVD-R, qui eux-mêmes sont plus fragiles que les CD-R.

Les consommateurs perdus

La difficulté, poursuit l'expert, c'est qu'on ne peut même pas se fier à une marque de disques en particulier, ni même à un modèle : « Il semble que les constructeurs ne maîtrisent pas bien leur processus de fabrication. On observe des différences de vieillissement importantes entre des produits identiques. » Même les disques « hard coat », vendus comme plus résistants ne sont pas meilleurs, « ils vous protègent contre les rayures, note F. Laloë, pas contre le vieillissement. »

La prédiction de la longévité de ces supports semble impossible aujourd'hui. Mais certaines causes accélèrent le vieillissement : l'exposition prolongée à la lumière, à l'humidité… « Le problème, c'est que vos disques vieilliront même si vous ne vous en servez pas, même si vous les enfermez à l'abri, dans une armoire… », prévient M. Laloë.

L'enjeu pour les hôpitaux, les administrations et les entreprises comme pour le grand public est capital. On estime que le besoin d'un foyer se situe entre 100 Go et 1 To pour le stockage de photos, de vidéos et de documents en tout genre (par exemple, un ingénieur qui conserverait des données techniques chez lui).

Une solution : le « century disc »

Face à ce risque, quelle stratégie adopter ? Pour Franck Laloë, « Le seul conseil que l'on puisse donner aux gens est de recopier leur données sur plusieurs disques et de renouveler les sauvegardes sur des supports neufs régulièrement. »

L'autre solution consiste à déléguer cette fonction d'archivage à un service en ligne. Mais cela ne fait que déporter le problème auprès d'un prestataire. Or, cette stratégie de stockage a un coût. A l'échelle de la France, la préservation du patrimoine s'élèverait entre 2 et 20 milliards par an. Une somme impressionnante.

La solution à long terme passe donc par une autre voie : la conception d'un disque offrant une durée de vie bien meilleure. Dans leur rapport, les experts citent le « century disc », un support sur lequel l'information est gravée directement dans le verre grâce à un procédé de lithogravure. Problème : le prix des « century disc » est encore « dix fois trop élevé pour être accessible aux particuliers ».

(1) « Longévité de l’information numérique », de Jean-Charles Hourcade, Franck Laloë et Erich Spitz, EDP Sciences.


Par : Stéphane Long
Source : 01net


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Très instructif...

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mercredi, août 19, 2009

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samedi, août 15, 2009

Il récupère son ordinateur volé grâce à un mouchard

Au bout d'un an, un Tourangeau retrouve son Mac grâce à un logiciel antivol… et beaucoup de volonté.

Romain Haug est patient et prudent. Patient, car ce cadre à la CAF de Tours n'a récupéré qu'à la fin de juillet 2009 son ordinateur portable volé aux Etats-Unis le 15 juin 2008. Prudent, car il avait installé un logiciel mouchard, Undercover (édité par le belge Orbicule), capable de le renseigner sur la localisation ou l'identité du voleur.

« Je me suis déjà fait cambrioler une fois, on m'a volé ma moto... Je sais donc que les vols, ça existe, et que les PC portables intéressent encore plus les voleurs. En choisissant ce logiciel, je voulais me donner une chance de récupérer mon Mac. Et en plus, c'est un investissement sans risque car la société belge qui l'édite vous rembourse Undercover si votre portable volé n'a pas été retrouvé », précise Romain Haug.

Parti en vacances chez des amis au bord du lac Michigan en juin 2008, ce Tourangeau se fait voler son Mac pendant qu'il fait une balade. Il déclare aussitôt le vol à la police. Revenu en France, il n'a des nouvelles de son ordinateur que le 30 septembre lorsque ce dernier se connecte à Internet pour la première fois depuis le vol. Il est aussitôt repéré par le logiciel Undercover.

« Dans un premier temps, le logiciel a repéré l'adresse IP. Si elle ne change pas (la personne ne se connecte pas depuis différents endroits) Orbicule la confirme. Au bout d'une semaine, on a constaté que la personne ne se connectait que depuis chez elle sauf, de temps en temps, depuis une autre adresse IP qui était celle d'un restaurant », explique Romain Haug. Reste ensuite à remettre la main sur son portable. Pas simple car c'est aux utilisateurs de fournir aux autorités les informations livrées par Orbicule (permettant de prouver l'identité du voleur) lorsqu'ils déposent plainte.
Trois semaines pour convaincre le policier

« Je me suis adressé en premier à la gendarmerie en France mais ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire. Au regard de la législation française, cela aurait été assimilé à de l'intrusion dans la vie privée et en plus il aurait fallu lancer des commissions rogatoires aux États-Unis et ça aurait pris beaucoup de temps. Il contacte alors son amie américaine car la garantie de son assurance pour la maison couvrait la perte de son ordinateur. Mais comme j'ai constaté qu'elle n'avait rien fait et qu'au bout de quatre mois elle n'avait toujours pas fait suivre aux enquêteurs les documents que je lui avais adressés, j'ai contacté directement le policier chargé de l'affaire », explique le Tourangeau.

Là aussi, ça n'a pas été simple. « J'ai mis deux ou trois semaines à le convaincre et à lui expliquer l'intérêt des informations que je lui avais envoyées (photos prises avec la Webcam du Mac et montrant l'utilisateur, captures d'écran, adresse postale...). Mais par exemple, une adresse IP ne voulait rien dire pour lui ! », se rappelle Romain Haug.

Le policier américain s'est finalement adressé à un juge pour obtenir une autorisation de perquisition. La police s'est rendue chez la personne en question. Elle n'était pas là mais ils ont récupéré le Mac. La personne l'avait acheté dans la rue. Comme il s'agissait de recel elle n'a pas été poursuivie. Fin juillet, la police américaine lui a renvoyé son portable.


Par : Philippe Richard | 01net
Source : http://www.01net.com/editorial/504840/il-recupere-son-ordinateur-vole-grace-a-un-mouchard/

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mardi, avril 21, 2009

Tollé occidental après la diatribe anti-Israël d'Ahmadinejad

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a provoqué lundi un tollé général lors de la première journée de la Conférence de l'ONU sur le racisme à Genève, en se lançant dans une violente diatribe contre Israël qui a conduit les pays européens présents à quitter la salle.

Ignorant l'appel personnel du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à ne pas assimiler le sionisme à du racisme, M. Ahmadinejad a profité de l'audience pour critiquer la création d'Israël qui a privé "de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive".

Il a accusé les Alliés, après la Seconde guerre mondiale, d'avoir "envoyé des migrants d'Europe, des Etats-Unis et du monde de l'Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée".


"Des efforts doivent être fait pour mettre un terme aux abus des Sionistes et de (leurs) partisans", a insisté le président iranien, provoquant le départ de la salle du siège de l'ONU des 23 représentants de l'Union européenne présents, hués par des participants.

Les Européens avaient prévenu
Les Européens avaient prévenu de leur intention de quitter la salle si M. Ahmadinejad dérapait avec des "accusations antisémites".

30 minutes au lieu de 7
L'intervention du président iranien, qui a duré plus de 30 minutes au lieu de sept prévu, a également été perturbée par les cris de plusieurs manifestants affublés de perruques multicolores et de nez rouge, qui l'ont traité de "raciste" avant d'être expulsés par les gardes de l'ONU.

Cette action a été revendiquée par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui a qualifié de "mascarade" cette conférence censée assurer le suivi de celle organisée à Durban en 2001.

Déçu par la tournure prise par la journée, l'ONU a vivement critiqué les déclarations de M. Ahmadinejad.

Ban Ki-Moon "regrette"
"Je déplore l'utilisation de cette plate-forme par le président iranien pour mettre en accusation, diviser et même provoquer", a déclaré Ban Ki-moon. "C'est profondément regrettable que mon plaidoyer pour regarder vers un avenir d'unité n'ait pas été écouté par le président iranien", a-t-il ajouté.

"Honteux, exécrable, haineux"
L'ambassadeur américain adjoint à l'ONU, Alejandro Wolff, a qualifié lundi de "honteux", "exécrables" et "haineux" les propos de M. Ahmadinejad.
La République tchèque, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne au premier semestre 2009, a décidé de se retirer "définitivement" de la conférence en réaction aux déclarations de M. Ahmadinejad, a annoncé à Prague le ministère tchèque des Affaires étrangères.

Le président français Nicolas Sarkozy a appelé lundi l'Union européenne à faire preuve d'une "extrême fermeté" après le discours du président iranien, qu'il a qualifié d'"appel intolérable à la haine raciste".

La Grande-Bretagne a elle "condamné sans réserve" ces propos "incendiaires", a déclaré un porte-parole du Premier ministre Gordon Brown.

Scénario de la conférence de 2001
La crainte de dérapages antisémites rééditant le scénario de la conférence de 2001 à Durban (Afrique du Sud), avait justifié la défection à Genève de plusieurs pays occidentaux dont l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Pologne. A Durban, les attaques contre Israël avaient provoqué le départ fracassant des Américains et Israéliens.

Cette fois, les Etats-Unis et Israël ont d'emblée refusé de participer. Révélant une nouvelle fois des divisions européennes, la France et la Grande-Bretagne se sont décidés à la dernière minute à être présents quoiqu'au niveau de leur ambassadeur.

Pour Ahmadinejad, le boyottage est de "l'arrogance"
Ce boycottage "relève de l'arrogance et de l'égoïsme et est à l'origine des problèmes dans le monde", a commenté lors d'une conférence de presse M. Ahmadinejad, le seul président présent lundi à Genève.
Outre le "problème Ahmadinejad", la plupart des pays occidentaux ont émis des doutes sur le projet de déclaration finale, élaboré par les diplomates.

Le document, entériné vendredi par le comité préparatoire de la conférence, ne fait pourtant plus mention d'Israël ni de la diffamation des religions, deux "lignes rouges" pour les Occidentaux, tandis que le paragraphe sur la mémoire de l'Holocauste était maintenu contre l'avis de l'Iran.

Les discussions sur ce texte pourraient se poursuivre cette semaine, dans l'objectif d'une adoption vendredi, au dernier jour de la Conférence. Comme en 2001, les dérapages de la journée pourraient selon les observateurs ne pas empêcher un consensus final.


Par (belga/dl)
Source : 7sur7.be

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