mardi, décembre 30, 2008

La "chaussure Bush" fait le bonheur d'un fabricant turc

Ramazan Baydan est catégorique. Il l'a reconnue sur les images diffusées en boucle par les chaînes de télévision. C'est sa chaussure que le journaliste irakien Mountazer Al-Zaïdi a lancée sur le président américain, George Bush, le 14 décembre, au cours d'une conférence de presse à Bagdad.

Un modèle noir, en cuir, à la fois léger (300 g) et solide, qu'il fabrique depuis dix ans et vend un peu partout en Turquie et au Moyen-Orient. Il a même apprécié au passage son "aérodynamisme", dit-il. Ce fabricant de chaussures, installé à Istanbul, affirme que le soulier du délit sort de son usine.

Le modèle a été rebaptisé "chaussure Bush", un argument de vente plus explicite que la Ducati 271, son ancien nom. Et, depuis huit jours, les commandes affluent, assure Ramazan Baydan.

Au moins 370 000 paires sont attendues en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans tout le Moyen-Orient. Quinze mille doivent être expédiées dans les prochains jours en Irak. Une aubaine en temps de crise pour cet industriel qui, d'habitude, écoulait à peine quelques milliers d'exemplaires de la fameuse chaussure. Les effectifs de son usine de la banlieue d'Istanbul ont plus que doublé, il dit avoir dû embaucher une centaine d'ouvriers. Les vendeurs, eux aussi, ont reconnu les chaussures Baydan. Mais la paire originale, celle lancée par le journaliste, a été saisie et détruite par les militaires américains et irakiens.

PROCÈS LE 31 DÉCEMBRE

Le mystère demeure. En Chine et au Liban, certains ont eu la même idée. "C'est n'importe quoi, répond Durgham Al-Zaïdi, l'un des frères de l'accusé. Ces gens qui cherchent à se faire de la publicité sur le dos de mon frère sont des pêcheurs en eau trouble. Les Syriens clament que les chaussures sont fabriquées en Syrie, les Turcs font pareil. Certains disent qu'il les a achetées en Egypte. Autant que je sache, il les a achetées à Bagdad et elles ont été fabriquées en Irak."

Le journaliste lanceur, âgé de 29 ans, devenu un héros à travers le Moyen-Orient, doit comparaître à partir du 31 décembre, à Bagdad, a annoncé, mardi 23 décembre, la haute cour de justice irakienne. Il risque jusqu'à quinze années de prison pour "attaque contre un chef d'Etat étranger". "Il m'a dit qu'il n'avait aucun regret pour ce qu'il a fait et qu'il le referait", a déclaré son frère Oudaï, qui lui a rendu visite dimanche. Selon son frère, Mountazer Al-Zaïdi a été torturé durant trente-six heures, après son arrestation, à coups de barre de fer et de câble électrique. Une accusation rejetée par la cour irakienne.


Source : LeMonde.fr

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mardi, décembre 23, 2008

Le hold-up pour les Nuls

Ohio, Etats-Unis - Trois femmes ont été arrêtées suite à un hold-up : elles avaient suivi les instructions d'un guide du braquage en 6 étapes faciles.

Trois Américaines, âgées de 18 à 21 ans, ont tenté de dévaliser les caisses d'un magasin. Masquées et armées, elles ont échoué quand le directeur leur a dit qu'il ne pouvait pas ouvrir le coffre-fort. Elles ont alors pris la fuite, poursuivies par la police, qui les a arrêtées quelques kilomètres plus loin.

En fouillant la voiture des braqueuses, les policiers ont découvert un guide intitulé "Comment faire un braquage à main armée en six étapes faciles". Il avait été imprimé par les trois jeunes filles, quelques heures auparavant. Ce guide expose, sur le ton de la plaisanterie, les 6 étapes pour réussir un braquage armé : le matériel approprié, le plan, les partenaires, le braquage, la loi, et même une étape expliquant comment dépenser l'argent sans oublier d'envoyer 6€50 à l'auteur du fameux guide. Celui-ci précise même que "l'argent volé ou contrefait est accepté".


Par ZIGONET
Source : Yahoo! Actualités

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lundi, décembre 22, 2008

Japon: le jour approche où l'on regardera ses rêves à la télévision

Des chercheurs japonais ont affirmé jeudi avoir conçu une technique d'analyse cérébrale qui permettra peut-être un jour de regarder à la télévision ses propres rêves reconstitués ou d'exprimer par l'image une pensée qui peut difficilement être mise en mots.

Une équipe du laboratoire de neurologie japonais ATR, dirigée par Yukiyasu Kamitani, dit avoir réussi "pour la première fois au monde à recréer tel quel, en image, le contenu de perceptions cérébrales complexes".

Leurs travaux ont consisté à faire observer une forme (lettre de l'alphabet) à un individu et à la reconstituer sur un écran, en analysant au passage l'activité cérébrale du sujet. Ils ont intercepté des signaux électriques émanant de l'oeil et ont vérifié la concordance entre formes observée et reproduite.

"Si nous arrivons un jour à mettre en images les signaux qui traversent nos neurones, nous pourrons peut-être regarder sur un écran nos rêves et autres pensées comme des films ou émissions de télévision", ont-ils assuré.

De même jugent-ils que leur procédé devrait permettre le développement de nouveaux modes d'interaction entre l'homme et les machines, en établissant un ensemble de relations entre une combinaison de mouvements et un motif de signaux cérébraux.

La technique employée pourrait également donner la possibilité à des architectes, à des concepteurs d'objets ou d'autres créateurs de montrer ce qu'ils ont en tête même s'ils ne trouvent pas les mots pour le dire ou ne savent pas le dessiner.

Pour aboutir à ce dispositif de conversion de signaux cérébraux en images, inverse de celui qui s'effectue entre l'oeil et le cerveau, l'équipe Kamitani a développé une sorte de décodeur des variations cérébrales, via l'association d'un type de signal et d'une forme basique connue. Ils ont ensuite combiné plusieurs couples signal-forme pour recréer des images complexes.

Pour le moment, le système est limité et ne permet pas de reproduire toutes les perceptions. Il exige de dresser d'abord un tableau de correspondances entre formes et signaux pour chaque individu.

Cependant, les chercheurs estiment avoir construit une méthode d'analyse qui ouvre la voie à des applications relevant jusqu'à présent du fantasme.


Source : Yahoo! Actualités

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mercredi, décembre 17, 2008

Le "scandale Madoff" secoue la planète financière

La banque néerlandaise Fortis a annoncé lundi qu'elle pourrait perdre jusqu'à un milliard d'euros, la banque française BNP Paribas pourrait perdre 350 millions d'euros, Natixis, filiale des groupes Caisse d’Epargne et Banque Populaire, 450 millions d’euros, et la Société Générale moins de 10 millions d’euros : les banques du monde entier publient les unes après les autres leurs pertes potentielles, liées à la fraude présumée de Bernard Madoff, évaluée à 50 milliards de dollars.

Ancien patron du Nasdaq et considéré comme un des gérants financiers les plus influents de la Bourse de New York, il est accusé d'avoir mis en place une gigantesque fraude pyramidale. Cet homme de 70 ans a été arrêté par le FBI. Il encourt 20 ans de prison et une amende pouvant atteindre cinq millions de dollars.

De Tokyo à l'Europe en passant par les Etats-Unis, des établissements bancaires de la planète, des fonds d'investissements et des fortunes personnelles font leurs comptes, après la révélation en fin de semaine d'un gigantesque scandale financier, à Wall Street. La fraude présumée de 50 milliards de dollars risque d’avoir des répercussions sur des banques européennes. Et notamment en France. C'est par centaines de millions que les grandes banques internationales chiffrent leurs pertes potentielles.

Dés dimanche soir BNP Paribas a déclaré qu'elle pourrait perdre 350 millions d'euros, précisant n'avoir pas investi directement dans les fonds spéculatifs du gérant mais être exposée via "ses activités de marchés" et les prêts qu'elle a accordés à certains fonds qui ont en revanche investi dans les "hedge funds" (fonds spéculatifs) de Bernard Madoff. Natixis, filiale de la Caisse d'Epargne et de Banque Populaire, pourrait perdre jusqu'à 450 millions d'euros, ce qui en fait pour l'heure la banque française potentiellement la plus touchée. Natixis a investi pour le compte de sa clientèle "dans plusieurs fonds de réputation internationale", qui ont "délégué la conservation de ces titres" chez Madoff en sa qualité de courtier. La perte finale "dépendra à la fois du degré de recouvrement des actifs déposés" en son nom et "de l'issue des voies de recours notamment judiciaires dont dispose la banque dans cette affaire". La Société Générale a évalué lundi "à moins de 10 millions d'euros" les pertes liées à cette escroquerie du gérant de fonds américain Bernard Madoff, tout comme le Crédit Agricole.

Les banques françaises ne sont pas les seules touchées. La banque franco-belge Dexia pourrait perdre 85 millions et ses clients fortunés pourraient perdre pour leur part 78 millions d'euros. La banque franco-belge Dexia pourrait perdre 85 millions d'euros et ses clients fortunés pourraient perdre pour leur part 78 millions, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué.

La première banque espagnole Santander a également annoncé dimanche que les clients de son fonds spéculatif Optimal étaient exposés à hauteur de 2,33 milliards d'euros. Santander, deuxième banque européenne par la capitalisation, a ajouté qu'elle avait investi 17 millions d'euros pour son propre compte dans des produits de Madoff. L'autre grande banque espagnole, BBVA est exposée à hauteur de 300 millions d'euros sur les fonds Madoff. En Grande-Bretagne, le fonds Man Group a indiqué avoir environ 360 millions de dollars investis dans deux fonds gérés par Bernard Madoff. Selon le Financial Times, la banque HSBC pourrait avoir une exposition d'un milliard de dollars. Royal Bank of Scotland a évalué ses pertes liées à la fraude à 400 millions de livres (environ 460 millions d'euros). Les suisses UBS et Credit Suisse ont affirmé n'avoir pas d'exposition "matérielle" à cette fraude tandis que la première banque italienne, UniCredit, a indiqué être exposée à hauteur "d'environ 75 millions d'euros".

La société financière japonaise Nomura Holdings estime ses pertes potentielles dans cette affaire à environ 27,5 milliards de yens (225 millions d'euros). Elle juge toutefois "l'impact relativement limité"sur ses finances compte tenu des sommes qu'elle gère. Les autorités sud-coréennes ont annoncé que les institutions financières et compagnies d'assurance du pays étaient exposées à hauteur de 95,1 millions de dollars américains à l'escroquerie. Par ailleurs, la banque néerlandaise Fortis a annoncé lundi qu'elle pourrait perdre jusqu'à un milliard d'euros.

Pendant des décennies, Bernard Madoff a été l'un des piliers de Wall Street, à la réputation impeccable, fréquentant les milieux influents et cultivant une liste de clients exclusifs. Arrêté jeudi, ce célèbre gestionnaire de fonds de Wall Street et ancien président du conseil d'administration du Nasdaq, l'une des deux grandes bourses de New York, est accusé d'avoir monté une gigantesque fraude pyramidale portant sur quelque 50 milliards de dollars. Un nouveau coup dur pour la crédibilité de la finance, déjà malmenée par la crise. L'escroquerie a été mise au jour lorsque ses clients ont voulu retirer le capital qu'ils avaient placé et découvert que les coffres du gérant étaient vides. Bernard Madoff avait toujours obtenu de forts retours sur investissements, mais en utilisant pour ces anciens clients des fonds frais apportés par de nouveaux clients. Des entreprises inconnues ou presque réalisaient ses audits. S'adressant à son personnel, l'homme d'affaires de 70 ans a déclaré qu'il "était fini, n'avait plus rien", ont indiqué jeudi le parquet de New York et le FBI. Il a été libéré contre une caution de 10 millions de dollars.


Source : Europe1.fr

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mercredi, décembre 03, 2008

La police déjoue un projet d'agression contre les étudiants de Casablanca

Les services de police ont intercepté dimanche matin plus d’une cinquantaine d’étudiants pro-séparatistes munis d’armes sur leur chemin vers la cité universitaire de Casablanca, où ils prévoyaient de perpétrer des agressions.

Une cinquantaine d’étudiants pro-séparatistes ont été interceptés dimanche matin, à 10 heures, à proximité de la gare ferroviaire l’Oasis, d’où ils devaient s’acheminer vers la cité universitaire de Casablanca. Venus des universités de Marrakech, Agadir, Settat, et Rabat, les étudiants incriminés ont été arrêtés en possession de gourdins, d’objets tranchants, et de cocktails Molotov. Objectif? Semer le trouble au cœur de la cité universitaire de Casablanca. Contacté, hier, par ALM, le directeur de la cité, Ahmed Aghbal, a affirmé que les étudiants en question n’avaient pas pu avoir accès à l’établissement, grâce à la vigilance des services de police qui ont dû les intercepter avant leur arrivée à leur destination finale.

Les assaillants, qui étaient accompagnés de délinquants de droit commun dont deux se sont avérés être recherchés pour meurtre par les services de police de Tan-Tan et Marrakech, voulaient déclencher des affrontements avec d’autres groupes d’étudiants résidant à la cité universitaire de Casablanca. Les services de l’ordre affirment avoir reçu des informations faisant état d’une opération de règlements de comptes orchestrée par les étudiants mis en cause à l’égard d’un autre groupe d’étudiants à la cité universitaire de Casablanca. Un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) explique que l’opération policière est intervenue pour éviter l’accrochage entre les deux groupes et préserver l’ordre et la sécurité publics. «Outre son caractère manifeste et public, le déplacement des assaillants sur Casablanca présentait d’autres aspects d’illégalité, notamment le fait qu’il vise des étudiants d’un autre campus universitaire et avance des problèmes fantaisistes ne concernant ni leurs universités ni leurs intérêts personnels», souligne le communiqué de la DGSN.

Selon la même source, «le premier contact entre les forces de l’ordre et les étudiants en question, au cours duquel les sommations d’usage ont été prononcées n’a été d’aucun effet, au contraire il a donné l’idée sur l’existence chez les intéressés d’une volonté préméditée d’exécuter leur projet dans le cadre d’une entreprise criminelle avec usage d’armes». La DGSN indique que l’intervention au cours de laquelle les forces de l’ordre ont essuyé des jets de pierres, a abouti à l’interpellation de plusieurs personnes et à la saisie de bouteilles devant servir de cocktail Molotov, de coutelas et autres gourdins.

Une enquête est actuellement en cours pour déterminer les responsabilités et présenter les personnes impliquées à la justice.


Par : M’Hamed Hamrouch
Source : ALM

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