mardi, janvier 30, 2007

Vista de Microsoft devient le nouveau visage des micro-ordinateurs

A partir de ce mardi, la plupart des nouveaux micro-ordinateurs vendus dans le monde seront équipés de Vista, le nouveau système d'exploitation de Microsoft, un pari majeur pour le groupe et un changement d'habitude pour des centaines de millions de consommateurs.Le patron et fondateur de Microsoft Bill Gates a lancé en fanfare lundi après-midi à New York son nouveau système d'exploitation, Vista.

"Vista est la clé de la nouvelle ère digitale", a affirmé M. Gates devant plusieurs centaines de journalistes, que le groupe avait invité dans un théâtre de Broadway spécialement reservé pour cette occasion.

Pour promouvoir Vista, Microsoft a lancé "la plus grande campagne de marketing jamais réalisée", a assuré le responsable de la communication JB William, et prévoit 6,6 milliards de visiteurs dans 20 pays (cumul de l'audience des spots télévisés, de l'affichage, d'internet, des publicités au cinéma et dans la presse).


Au Japon, plusieurs centaines de personnes ont fait la queue mardi à minuit (15H00 GMT) pour être les premiers à acquérir Windows Vista.


Vista, jugé par les experts plus pratique et fiable, mais pas révolutionnaire, a été une entreprise colossale: il a coûté à Microsoft 6 milliards de dollars pour ses 5 années de développement, a révélé Bill Gates début janvier. Outre un nouvel aspect graphique, il inclut de nombreux logiciels: montage vidéo, navigation internet, e-mail, agenda, etc.


Lancé dès fin novembre pour les entreprises, c'est la version la plus aboutie de la série des logiciels Windows, moteurs de plus de 95% des quelque 900 millions de micro-ordinateurs mondiaux.


Concrètement, les nouveaux PC, portables ou non, seront progressivement tous prééquipés de Vista, quelque soit leur marque -- sauf les "Mac", les ordinateurs du rival Apple, qui tournent sous un système différent. Le prix affiché d'un ordinateur inclut à la fois la machine et le logiciel.


Toute la question est de savoir à quel rythme les particuliers et les entreprises adopteront Vista et des ordinateurs assez puissants pour lui.


Selon le cabinet IDC, Microsoft devrait en vendre 100 millions d'exemplaires dès 2007, équipant ainsi près de 10% du parc mondial d'ordinateurs.


Vista remplacera les versions précédentes de Windows, surtout XP, sortie en 2001, utilisée par 87% des PC mondiaux, selon le cabinet OneStat.


Windows domine la micro-informatique grand public: son seul rival, Apple (système d'exploitation MacOS) n'a conquis que 3% à 5% du parc -- même s'il a un peu grimpé ces derniers mois-- et les logiciels libres, comme Linux, moins de 1%.


Pour Microsoft, l'enjeu est crucial, car les logiciels Windows représentent environ 30% de son chiffre d'affaires (13 milliards de dollars sur 44 milliards en 2005-2006) et les deux-tiers de son bénéfice d'exploitation (10 milliards sur 16 milliards).


Vista devrait mécaniquement accroître ses profits, car si la version basique coûte le même prix que XP (199 dollars), la version Premium, celle qui offre les vraies nouveautés, coûte 239 dollars, 20% de plus. Microsoft espère qu'au moins 60% des clients choisiront la version Premium.


Certains analystes prévoient que Vista rapportera à Microsoft 4 milliards de dollars supplémentaires dès 2007 et génèrera 70 milliards de dollars pour le secteur informatique mondial, ainsi que des dizaines de milliers d'emplois.


Ce sont "les meilleurs 6 milliards que j'aie jamais dépensés", a lancé Bill Gates début janvier devant quelques journalistes.


Microsoft, les fabricants comme HP et Dell, ainsi que les détaillants espèrent un grand redémarrage du secteur, ralenti par la guerre des prix.


Le retard de Vista, qui devait initialement sortir l'an dernier, a pesé sur les résultats de Microsoft fin 2006, car les consommateurs ont différé l'achat d'ordinateurs.


Microsoft lancera aussi mardi pour le grand public Office 2007, la nouvelle version de ses logiciels bureautiques (traitement de texte Word, tableur Excel), son autre produit-phare.
En cumul, les versions de Windows et d'Office représentent les deux-tiers de ses ventes et 90% de ses bénéfices.


Microsoft sort enfin mardi les versions internationales de son logiciel antivirus OneCare, sorti aux Etats-Unis en mai, une entrée en force sur ce marché qui concurrencera les leaders, Symantec et MacAfee.
Certains analystes prédisent toutefois que Vista sera l'apogée de Microsoft et des 22 ans d'histoire de Windows.


Fleurissent en effet sur internet de multiples logiciels gratuits, financés par la publicité. D'autre prédisent la prééminence des appareils mobiles.


Discrètement, Apple prépare le lancement au printemps de son nouveau système d'exploitation, appelé Leopard, qui se veut plus innovant que Vista.


Par Laurence BENHAMOU
Source : Yahoo! Actualités

La suite...

mardi, janvier 23, 2007

Anfgou (Province de Khénifra) : La mort continue de frapper sur le toit du Maroc

À cause d’une « maladie mystérieuse », plus d’une vingtaine de bébés et deux adultes sont morts à Anfgou. Dans ce douar « enterré vivant », les enterrements se succèdent et se ressemblent (Voir la vidéo).



envoyé par zainabi

ANFGOU Aït Âmmar Ahemmi. Cette appellation désigne un douar de la province de Khenifra exilé au milieu des montages du Haut Atlas oriental. C’est ici, à 1.600 mètres d’altitude, que la mort noire frappe en silence depuis près de deux mois. Elle a fait jusqu’au dimanche 7 janvier au soir, 26 victimes : 24 enfants de 3 à 14 mois et deux mamans de 16 et 17 ans. Le dernier décès a été enregistré le vendredi 5 janvier. Ce jour-là, un bébé de quatre mois, Mohamed Bouazza, est mort.

Le petit Mohamed et les autres sont décédés après avoir vu leur état de santé se dégrader rapidement à cause d’un refroidissement. Pour la plupart, ils sont partis sans avoir pris de médicaments ni consulté de médecin de toute leur vie. Pour la plupart, ils n’ont jamais été vaccinés. Pour la plupart, ils ne savent pas à quoi ressemble un vaccin, un médecin, un hôpital, une vraie vie...

Un exil nommé Anfgou

À Anfgou, pour 1500 habitants, il n’y a ni hôpital ni Centre de santé, ni médecin, ni infirmier. Il n’y a ni ambulance ni sapeurs-pompiers. Il n’y a ni téléphone fixe ni réseau pour le téléphone mobile. Il n’y a pas de gendarme non plus. Le seul représentant de l’autorité de Rabat sur la localité est le garde forestier.

L’eau est ici rare et l’électricité inexistante parce que trop coûteuse pour une population qui vit, avec dignité, dans l’indigence la plus absolue.

Ce qu’il y a par contre dans cette région : de nombreux polygames, une progéniture abondante, une cédraie à perte de vue, le chêne vert par endroits, des mules surexploitées, des mouflons que personne n’a le droit de chasser, des sangliers mangeurs de pommes de terre, une classe délabrée qui sert d’école primaire et un cimetière « artisanal » qui s’étend de jour en jour à l’orée de masures couleur de terre. Cet endroit macabre est le plus fréquenté ces jours-ci.

« La maladie mystérieuse emporte les nôtres comme le vent fort emporte les brindilles du cèdre », explique, ému, Moujjane Rahou Mimoune (60 ans environ). Son frère aîné a un enfant malade qui s’appelle Mohamed et est âgé de sept mois. Ce bébé est mourant depuis une semaine. Comme le faisaient au crépuscule de leur vie ceux qui viennent de mourir, il tousse, vomit le peu de lait et d’eau que sa maman l’oblige à ingurgiter, souffre de diarrhées, est fiévreux et ne peut plus relever la tête de jour comme de nuit. Le vieil oncle craint pour les jours de son jeune neveu. Dans le voisinage, d’autres enfants présentent les mêmes symptômes. Ils n’ont le plus souvent comme remèdes que quelques herbes et beaucoup de vaines prières.

« Allah, pitié ! »

« Ces derniers temps, l’hiver est particulièrement froid », confie Rahou Mimoune avec amertume. De ses mains ridées et tremblantes, il désigne la montagne en face pour la prendre en témoin. Au loin, l’horizon tout blanc confirme que la neige dense et éclatante s’étend encore partout. Elle dégage un froid de loup.

D’une voix grave qui couvre le sifflement du vent, le sexagénaire se rappelle un autre hiver tout aussi glacial. En pliant ses doigts l’un après l’autre pour décompter les ans, il se rappelle, les yeux mouillés : « Il y a une vingtaine d’années, « attalja » (la neige) avait tué dans notre région femmes, hommes et enfants ». En 1980, près de 80 personnes ont trouvé la mort dans l’hiver sibérien qu’a connu alors Aghedou, suite à une brusque baisse des températures bien en dessous de zéro.

Pour implorer la pitié divine, Raha Mimoune lève les yeux au ciel éclairé qui semble si proche de sa tête enturbannée et soupire. Au bout d’un long moment de recueillement, il murmure avant de partir dans le froid réchauffer le cœur de son frère : « Amen ! »

Au chevet de Mohamed

Mohamed est parmi une centaine d’enfants qui viennent d’être auscultés par un médecin généraliste (certains disent que ce n’est qu’un infirmier) ayant été dépêché sur les lieux de Tounfit (petit village à 75 km d’Anfgou). Cette mesure a été prise le 29 décembre par le ministre de la Santé. Mais, après la constatation d’une dizaine de cas de décès successifs et semblables.

Les consultations ont été rapides. Elles n’étaient appuyées ni par une quelconque radiologie, ni par aucune analyse. De simples questions ont suffi au soignant pour qu’il remette aux patients des antibiotiques, des sirops et des comprimés. Cette médecine n’a rien changé à l’état de santé de Mohamed ni à celui des autres enfants malades.

Faux diagnostic ?

Sur la base des observations effectuées à la sauvette à Anfgou, le ministre de la Santé a incriminé une pneumopathie causée et aggravée par le froid. Il a rejeté d’une manière formelle l’existence d’une épidémie.

De l’avis de la population locale, ni le ministre ni les représentants de son département à Tounfit n’ont été convaincants. « Leur bilan relève de la magie noire officielle. Parce qu’on ne peut pas expliquer autrement le fait d’établir un diagnostic sans prise de sang ni analyses et sans même le recours à la radiologie », s’insurge un militant de la section de l’AMDH à Tounfit.

Sur le même ton, la section de l’AMDH dans la ville de Khénifra a publié un communiqué qui réclame l’ouverture d’une enquête sur les nombreux décès déplorés à Anfgou.

« Il faut une véritable enquête sur cette grippe aiguë et, pourquoi pas, des autopsies pour définir exactement l’origine de ce mal qui emporte essentiellement les enfants en bas âge », martèle Aziz Akkaoui, secrétaire local de l’AMDH à Khénifra. L’ONG s’active pour que les personnes toujours malades à Anfgou et ailleurs soient sauvées avant qu’il ne soit trop tard. Elle exige une véritable implication des autorités sanitaires dans cette région enclavée où vivent des populations parmi les plus démunies du pays. Pour les défenseurs des Droits de l’Homme de Tounfit et de Khénifra : « plus que le froid, ce qui tue dans tout l’arrière-pays de Khénifra, c’est la marginalisation d’une population qui semble considéré par l’Etat comme inutile. »

En demandant réparation pour les « damnés de l’arrière-pays », la plupart des militants comme certains habitants des zones oubliées de la province de Khénifra rappellent que la cédraie permet à certaines communes rurales de dégager des excédents annuels dépassant souvent un milliard de centimes. Mais cette manne n’a jamais été utilisée pour désenclaver Tounfit et ses régions.

Les camions de l’espoir
Seuls quelques rares camions de 8 tonnes peuvent encore relier Anfgou et les douars voisins (Tirguist, Aghdou, Anmzi et Tighidiouine) au petit bout du monde qu’est la bourgade de Tounfit.

Sur une distance de 75 kilomètres, une quarantaine de passagers traverse durant cinq heures des ornières escarpées sur un véhicule suranné. Ils voyagent entassés les uns sur les autres pour aller acheter leurs provisions de la semaine. Ce parcours périlleux n’est possible que quand la clémence du temps le permet. Quand la route est coupée par la neige ou par l’oued Tougha, la population ne doit sa survie qu’à son esprit exemplaire de solidarité.

« Quand nous nous trouvons coupés du monde pendant des mois, nous nous partageons pommes de terre, pain de sucre, thé, pain... Nous nous partageons tout, même quelques fous espoirs et beaucoup de blagues. Nous procréons aussi beaucoup à ce moment-là », souligne Hammou, un trentenaire qui sait si bien tourner tout et tout le monde en dérision.
La mort frappe à la porte d’Anmzi
Le mardi 9 janvier, un homme dans la cinquantaine est décédé à Anmzi, une localité voisine d’Anfgou (à une vingtaine de kilomètres environ). Le défunt a pris froid il y a peu de temps et son état s’est vite aggravé, selon sa famille.

Ce cas montre que la « maladie mystérieuse » semble se propager. Au vu de son évolution, des médecins contactés à Casablanca n’excluent pas l’hypothèse de l’épidémie.
Télévision : « La Une et la deux, zéro »
« Zéro ! », crient en chœur les jeunes d’Anfgou et de Tounfit pour interpréter le traitement télévisuel que les deux chaînes nationales ont réservé aux décès en série qu’a connus leur région.

À l’arrivée de la caméra de 2M à Anfgou, la population locale a allumé des bougies pour protester en silence sur sa situation lamentable. Mais, cette manifestation spontanée n’a pas été filmée.

Après 2M, un cameraman de la TVM s’est obstiné à rapporter des chiffres faussant la réalité. Pour lui, les décès n’ont guère dépassé onze. Pourtant, à la veille de son arrivée, une famille endeuillée enterrait le petit Mohamed. Il était le 26ème mort.

« Quand je les ai vus arriver à bord du véhicule de la commune de Tounfit, je me suis dit qu’ils ne pouvaient pas dire grand chose sur notre deuil et sur notre misère », regrette, ironique, le père d’une petite fille décédée.
Source : LeReporter.ma
NB: Un grand remerciement à M. Zainabi Mohamed pour le reportage qu'il a effectué

La suite...

lundi, janvier 22, 2007

Mahmoud Abbas rencontre Khaled Mechaal à Damas

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le chef du Hamas Khaled Mechaal ont entamé dimanche en début de soirée à Damas des entretiens qui devaient porter sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Moussa Abou Marzouk, membre du bureau politique du Hamas, et Saëb Erakat, négociateur palestinien en chef qui fait partie de la délégation de M. Abbas, en visite à Damas, participent également à la réunion.

Celle-ci est censée ouvrir la voie à la formation d'un gouvernement palestinien regroupant le Fatah de M. Abbas et le Hamas de M. Mechaal.

Des personnalités syriennes et palestiniennes avaient entrepris samedi et dimanche à Damas des efforts de médiation pour permettre cette rencontre entre le président de l'Autorité palestinienne et le chef du bureau politique du Hamas, en exil dans la capitale syrienne.

MM. Abbas et Mechaal ne s'étaient pas rencontrés depuis l'entrée en fonction en mars du gouvernement issu du Hamas après la victoire électorale du parti islamiste aux dépens du Fatah, en janvier.

"La formation d'un gouvernement d'union nationale, des questions visant à consolider l'unité (palestinienne) et des sujets politiques comme l'établissement d'un Etat temporaire palestinien seront au menu", avait indiqué à l'AFP M. Abou Marzouk samedi soir.

Les questions concernant les portefeuilles de l'Intérieur, des Affaires étrangères et des Finances "seront également au menu des discussions", avait-il précisé.

Le Hamas et le Fatah sont à couteaux tirés depuis l'annonce par M. Abbas le 16 décembre de sa décision de convoquer des élections anticipées, après l'échec de six mois de discussions sur la formation d'un gouvernement d'union nationale.

Les violences partisanes ont fait depuis la mi-décembre plus de trente morts mais ont pratiquement cessé ces derniers jours.

Arrivé samedi à Damas pour une visite de deux jours, M. Abbas s'est notamment entretenu avec le président syrien Bachar al-Assad.

Sa dernière visite en Syrie remonte à juillet 2005.

Par AFP
Source : Yahoo! Actualités

La suite...

Télé-réalité à Prague: la naissance d'un gorille en direct sur internet

La naissance d'un bébé gorille va être filmée au zoo de Prague et diffusée en direct sur le site web de la radio tchèque, dans le cadre d'un programme de télé-réalité lancé en 2005.

Le site www.rozhlas.cz/odhaleni suit depuis plusieurs mois la vie quotidienne des gorilles du zoo, dans le cadre de ce programme baptisé "Odhaleni" -- un mot à double sens signifiant à la fois "la révélation" et "ceux qui sont nus" --, conçu comme une "alternative intelligente aux reality-shows des humains".

"Nous pensons que ce sera la première fois que la naissance d'un gorille sera filmée en direct", a déclaré la porte-parole de la radio Petra Hanzelkova sans pouvoir dire quand était attendu le grand moment. "Personne ne le sait, pas même la direction du zoo", a-t-elle expliqué en précisant que la radio avertirait ses auditeurs dès que la mère, Kamba, donnerait les premiers signes.

Le mâle dominant, Richard, que les internautes avaient choisi l'an dernier comme le singe le plus sympathique du groupe, a reçu un traitement hormonal pour mieux accomplir ses devoirs de géniteur.


Par AFP

Source : Yahoo! Actualités

La suite...

jeudi, janvier 18, 2007

Proche-Orient: L'armée décapitée, Olmert dans la tourmente

La démission du chef d'état-major place le premier ministre et son ministre de la Défense en position délicate.


LE FUSIBLE a sauté trop tôt. La démission du chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Dan Haloutz, n'a pas apaisé les pressions qui pèsent sur le premier ministre Ehoud Olmert et son ministre de la Défense, Amir Peretz. Les deux dirigeants, en tant que principaux responsables de la défense nationale au sein du cabinet israélien, se retrouvent désormais en première ligne.

La publication, attendue dans quelques semaines, des conclusions de la commission d'enquête Winograd, chargée d'examiner les ratés de la guerre au Liban, risque d'aggraver encore leur situation. Une majorité d'Israéliens juge qu'après Haloutz, Olmert et Peretz doivent, eux aussi, démissionner. La popularité de ces deux hommes, dépourvus d'expérience militaire, s'est effondrée depuis la campagne ratée menée en juillet et août contre le Hezbollah libanais.
Des dizaines de milliers de personnes, dont des réservistes ayant servi au Liban, avaient, dès la fin des combats, manifesté contre ceux qui étaient perçus comme les responsables de l'échec. Depuis lors, Olmert s'est abstenu de tout geste pour venir en aide à son chef d'état-major. Au dernier moment, avant-hier, le premier ministre a tenté, pour se protéger, de dissuader le chef de l'armée de jeter l'éponge. Il était trop tard.

« Je regrette beaucoup la démission du chef d'état-major », a déclaré Olmert. Dans sa lettre au premier ministre, le général Haloutz affirme que sa « conception de la responsabilité » l'a poussé à la démission.

En clair, il ne veut pas tomber seul. Dégagé de son devoir de réserve, notamment à l'égard de l'échelon politique, Haloutz va témoigner en homme libre devant la commission Winograd. Sa vérité sur les échecs du Liban pourrait être dévastatrice, pour Peretz comme pour Olmert.

« En tant que civil, il pourra enlever les gants et passer de la position d'accusé à celle d'accusateur », prédit l'analyste militaire Alex Fishman dans le quotidien Yedioth Ahronoth. Les appels à la démission d'Olmert et de Peretz, venant de droite comme de gauche, se sont multipliés hier.

« La démission du chef d'état-major consacre l'échec de la guerre du Liban et oblige le premier ministre et le ministre de la Défense à quitter leur fonction », a affirmé le député Israël Katz du Likoud (droite). « L'échelon politique doit assumer ses erreurs », a commenté le député travailliste Ophir Pines-Paz. Les médias présentent le ministre de la Défense et chef du Parti travailliste comme un homme au pied du mur, totalement discrédité dans l'opinion et au sein du parti. Sa démission serait une question de jours, ou de semaines au mieux.

Inquiétude menaçante

De son côté, Olmert est d'autant plus fragilisé que le procureur de l'État a ordonné mardi, quelques heures avant la démission de Haloutz, l'ouverture d'une information judiciaire à son encontre dans un scandale financier lié à la privatisation de la banque Leumi, la deuxième du pays. Les proches du premier ministre prédisent un rétablissement d'Olmert. Ils arguent que son prédécesseur, Ariel Sharon, a été mis en cause dans bien des scandales, sans démissionner. « Ils oublient que Sharon était inoxy­dable en raison de sa très forte popularité », rétorque le commentateur Nadav Eyal dans le quotidien Maariv.

Au sein de son propre parti, Kadima, l'inquiétude devient menaçante pour Olmert. Les ténors du parti se voient au fond du trou, après avoir fait une chute verti­gineuse dans les sondages. « Si les enquêtes virent mal, nous n'attendrons pas les résultats et nous remplacerons Olmert par un autre candidat, capable de sauver le parti de la déroute », prévient l'un d'eux. Épargnée par les sondages, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, fait déjà figure de favorite.

Par PATRICK SAINT-PAUL
Source: LE FIGARO

La suite...

mercredi, janvier 17, 2007

Maroc: Affaire Nichane : trois ans de prison avec sursis pour le directeur et la journaliste

Le tribunal de première instance de Casablanca a condamné, lundi, à trois ans de prison avec sursis, assortis d'une amende de 80 mille dh solidairement, le directeur de publication, Driss Ksikes, et la journaliste Sanaa Al-Aji, dans l'affaire de l'hebdomadaire Nichane pour publication d'un article jugé "attentatoire à la religion musulmane".

Le même tribunal a interdit le magazine de parution pour deux mois depuis le prononcement du verdict.L'hebdomadaire arabophone avait consacré, dans son numéro du 9 au 15 décembre dernier, un dossier intitulé ''Blagues : comment les Marocains rient de la religion".

Les deux journalistes étaient également poursuivis pour ''publication et distribution d'écrits contraires à la morale et aux moeurs, et ce conformément aux articles 41, 59, 67 et 68 du code de la presse.Dans son réquisitoire, lors de l'ouverture du procès, le 8 janvier à Casablanca, le ministère public a demandé la "condamnation des deux journalistes et l'interdiction de la publication de l'hebdomadaire ainsi que de l'exercice de la profession pour les deux journalistes", tout en rejetant de leur accorder les circonstances atténuantes.

La défense a, pour sa part, demandé leur acquittement pour ''bonne foi''.La rédaction de l'hebdomadaire avait, dans un communiqué, précisé qu'il ne visait pas, à travers la publication de ce dossier, à ''heurter'' les sentiments des lecteurs musulmans et réitéré ses vives excuses, tout en s'engageant à poursuivre son travail en tout professionnalisme et respect de ses lecteurs quelles que soient leur religion et leurs croyances.

Par la MAP
Source : ALM

La suite...

lundi, janvier 15, 2007

Maroc: «Wana» - un troisième opérateur sur le fil

Rebaptisé «Wana», Maroc Connect a présenté à la presse ses objectifs et ses ambitions. Le nouvel opérateur de téléphonie globale compte développer une offre en s’appuyant sur ses propres infrastructures.

Entouré de son état-major, Karim Zaz a présenté à la presse, hier mercredi 3 janvier 2007, le concept, la philosophie et les ambitions de «Wana». L’entreprise compte devenir un leader des télécoms au Maroc en étant maître de ses infrastructures.

Comme l’indique clairement son logo, une éolienne, l’ex-Maroc Connect entend donner un nouveau souffle à un secteur en croissance continue depuis 1999. La nouvelle dénomination reflète le nouveau positionnement de cet opérateur global de télécommunications.

«Il y a un potentiel énorme au niveau du fixe», explique le P-dg de Wana, qui rappelle que sur ce segment, le Maroc dispose d’un taux de pénétration faible, soit de l’ordre de 4,4%.
L’objectif est d’offrir des services innovants et non seulement, explique M. Zaz, de garantir l’accès aux télécoms. Et d’ajouter : « Au Maroc, le prépayé consomme 20 minutes par mois contre 20 minutes par jour en Inde. D’où notre objectif de permettre aux consommateurs d’utiliser réellement les télécoms».
Pour ce faire, la filiale de l’ONA a investi 6 milliards de dirhams pour un équilibre financier prévu en 2010.
Le segment résidentiel (téléphonie et Internet à la maison) sera opérationnel dans les prochaines semaines (mi-janvier), en attendant l’approbation des offres commerciales par l’Agence nationale de réglementation des télécoms. Cette offre est actuellement en phase de test auprès d’un millier de clients testeurs parmi les salariés de l’ONA, qui détient 51% du tour de table de Wana contre 49% pour la SNI. Pour sa part, le mobile est prévu à la fin 2007. Quatre distributeurs exclusifs ont été sélectionnés. Maroc Connect s’appuiera en grande partie sur le réseau de l’ONE (Office national de l’électricité), soit 4000 kilomètres de fibres optiques à travers le Royaume, et au-delà de Gibraltar, une interconnexion avec l’Espagne.

L’opérateur devra compléter ce réseau par de nouveaux investissements, notamment à l’intérieur des villes, cela afin de mettre à la disposition des utilisateurs (grandes entreprises) des services à forte valeur ajoutée. Outre le Lan to lan (service de transmission de données à haut débit) lancé courant décembre 2006, de nouvelles technologies novatrices viendront parfaire l’offre de Wana.
Le CDMA, qui en fait partie, est la seule technologie alternative en phase de maturité qui permet le déploiement à grande échelle de services de téléphonie fixe et Internet. D’autres technologies telles que la boucle locale radio, la fibre optique dans les grandes villes, le Wimax et le dégroupage total viendront compléter les infrastructures déployées par l’opérateur. Pour plus de proximité avec ses clients, Wana a choisi d’approcher le marché sous deux angles: en direct et à travers un réseau de distribution. Outre une présence à travers des magasins en propre, des partenariats solides ont été conclus avec quatre grands groupes marocains. Les solutions entreprises seront, quant à elles, commercialisées en direct à travers des partenaires intégrateurs.
D’ici 5 ans, Wana table sur 4 millions de clients et 5,5 milliards de revenus.

Partenariat stratégique avec l’ONE
Le réseau de l’ONE, fort de 4000 kilomètres de fibres optiques à travers le Maroc et d’interconnexion avec l’étranger, notamment avec l’Espagne, offre à Wana un support intéressant pour la couverture du territoire. «Ce partenariat nous a permis d’aller plus vite et d’optimiser nos investissements », précise Fadhel Kraiem, directeur exécutif du pôle réseau de Wana. Une quarantaine de villes du Royaume pourront accéder ainsi dès le début aux différentes offres de l’ex-Maroc-Connect. A noter que le partenariat avec l’ONE date d’il y a une année et demie. Il s’agit d’un contrat de fourniture de services avec rémunération.

Par Adam Wade
Source : Aujourd'hui le Maroc

La suite...

samedi, janvier 13, 2007

Attaque à la roquette contre l'ambassade des Etats-Unis à Athènes

L'ambassade des Etats-Unis à Athènes a fait l'objet vendredi à l'aube d'une attaque à la roquette qui n'a fait aucune blessé mais a légèrement endommagé le bâtiment.
Interrogé par des journalistes à l'extérieur du bâtiment, l'ambassadeur des Etats-Unis Charles Ries a qualifié l'attaque de "très sérieuse", ajoutant qu'une enquête était en cours et que l'ambassade rouvrirait dès que possible.
Le Département d'Etat américain a aussitôt fait savoir qu'il n'y avait aucun blessé. "La police a été présente immédiatement. L'ambassade va être fermée toute la journée de vendredi", a ajouté un responsable.
"A 5H58 une roquette a été tirée, provoquant de petits dégâts matériels", a annoncé un communiqué de la police, qui ajoute collaborer "étroitement" avec les autorités américaines.

Selon un haut-responsable policier s'exprimant sous couvert d'annonymat, "la roquette a été tirée depuis un chantier proche de l'ambassade, au niveau du sol".
La très forte explosion a réveillé de nombreux habitants du quartier. Quatre véhicules de pompiers ont été envoyés sur les lieux. La police a bouclé tout le quartier.
Les seuls dégâts visibles depuis l'extérieur étaient quelques vitres brisées et des traces de fumée noire, derrière le gigantesque emblème présentant un aigle américain qui orne la façade principale.
L'ambassade avait déjà dans le passé été la cible d'une attaque à la roquette perpétrée par le groupe terroriste grec d'extrême gauche du 17 Novembre, dont les membres sont actuellement jugés en appel à Athènes.
L'engin avait atterri dans la cour du bâtiment sans faire de dégâts majeurs.

Par l'AFP
Source : Yahoo! Actualités

La suite...